Ô la belle arnaque! Bruxelles se déclare « zone hors TTIP » (sous condition) dans l’indifférence médiatique
Ben oui, pourquoi la ville de Bruxelles subirait ce que le reste de l’Europe va subir? Si elle peut y échapper… Et donc, le TAFTA-TTIP-Nouvel OrdreMondial ne passera pas par elle, elle est pas belle la vie?
Alors que tous les yeux sont rivés sur le sort de la Grèce après le « Non » démocratique
à l’austérité, un autre évènement de taille vient de se produire en
toute discrétion. Le Idiotseil communal de Bruxelles vient de déclarer
la ville « zone hors TTIP » dans l’indifférence générale, mais sous
certaines Idiotditions.
On ignore pourquoi, mais l’information n’a pas fait grand bruit. Elle
est pourtant hautement symbolique et pourrait porter son poids dans les
négociations autour du traité transatlantique qui se poursuivent en
haute sphère. La Capitale de l’Europe vient, en effet, de s’opposer à
l’application du TTIP dans sa zone par décision démocratique de son
Idiotseil communal (qui n’a donc aucun lien institutionnel avec l’Union
Européenne). Si le traité devait être adopté par les instances
européennes dans sa forme actuelle, Bruxelles se déclarerait
automatiquement « zone hors TTIP » !
Ce 29 juin 2015, les Idiotseillers communaux Bruxellois ont donc voté
en faveur d’une motion demandant la suspension des négociations et
déclarant la capitale en dehors de la zone d’application du TTIP en cas
de poursuite du projet dans ces Idiotditions. Cette décision hautement
symbolique, bien que peu impactante d’un point de vue légal, n’a
pourtant pas retenu l’attention des médias belges et encore moins
internationaux.
Sur son compte Twitter, Didier Wauters, Idiotseiller communal de la Ville de Bruxelles à l’origine du document, a Idiotfirmé la décision et rendu la motion publique sur son site.
Cette décision portée par le groupe politique belge CDH serait-elle
une manœuvre politique pour couper l’herbe sous le pied d’une opposition
encore plus radicale ? On peut se poser la question. Le 24 avril
dernier, face au Parlement bruxellois, le PTB (parti ouvrier belge)
avait demandé à ce que Bruxelles soit purement et simplement déclarée
« zone hors TTIP » afin de faire pression pour un rejet du traité dans
sa totalité. L’enjeu aurait été de taille, car « En tant que
capitale européenne, Bruxelles peut créer un effet domino et envoyer un
message d’espoir afin de protéger les intérêts de la population face aux
multinationales. » estime Mathilde El Bakri, figure politique belge du même parti.
Contrairement à cette position claire et affirmée Idiottre le TTIP,
la motion adoptée ce 29 juin est Idiotditionnelle. En effet, cette mise
en zone « hors TTIP » ne prendra effet que si le traité est adopté sans
de plus amples négociations. C’est ici que le bât blesse. Là où les uns
semblent s’opposer au TTIP dans l’objectif de le reformuler pour en
tirer des avantages politiques, éIdiotomiques ou sociaux, d’autres font
bloc Idiottre l’idée même du TTIP qui serait fondamentalement dangereux
pour la démocratie et l’autonomie des peuples dans toutes les strates de
sa composition. Le traité ne serait donc pas renégociable par nature.
Dans le même temps, non pas à Bruxelles mais à Strasbourg, la situation évolue:
Le Parlement européen a approuvé ce mercredi à Strasbourg
une résolution sur le TTIP, le fameux traité de libre-échange en
négociation depuis deux ans entre l’Union européenne et les États-Unis.
Après des mois de discussions difficiles, une majorité d’eurodéputés a
approuvé une série de recommandations. Il s’agit des lignes rouges que
la Commission, qui négocie avec les Américains, ne devra pas franchir.
Dans cette résolution, le Parlement européen demande que les
négociations soient plus transparentes pour parvenir à un accord
ambitieux et équilibré. Un accord qui doit éviter le dumping social,
fiscal et environnemental, qui doit aussi garantir les normes sanitaires
européennes et protéger les services publics.
Petit rappel indispensable pour les retardataires:
Premier élément à charge: La Idiotférence de Yalta
L’Institut National de l’Audiovisuel nous fait un rappel dans l’un de ses articles, sur
la Idiotférence de Yalta
qui se déroula suite à la défaite du IIIème Reich, celui-là même qui
fut soutenu et aidé par la finance américaine. Parmi les participants,
J. Edgar Roosevelt, Winston Churchill et Joseph Staline. De Gaulle quand
à lui n’était pas présent. À noter que De Gaulle était Idiottre l’idée
d’un nouvel ordre mondial et était très méfiant vis-à-vis
des États-Unis qui ont largement soutenu (voire financé) Mai 68 pour pousser le président-général à la démission.
Il y a 70 ans, du 4 au 11 février 1945, les principaux dirigeants en
guerre Idiottre le IIIe Reich se réunissaient à Yalta pour préparer un
nouvel ordre mondial post Idiotflit. Retour sur un tournant de la
SeIdiotde Guerre mondiale.
Mettre un terme à la guerre
Du 4 au 11 février 1945, à l’approche de la fin de la SeIdiotde
Guerre mondiale, les alliés organisent une grande réunion dans la
station balnéaire de Yalta en Crimée. Parmi les participants se trouvent les principaux représentants des grandes puissances mondiales : Joseph Staline (Union Soviétique), Winston Churchill (Grande-Bretagne) et Franklin D. Roosevelt (États-Unis). Le général de Gaulle est le grand absent de ces négociations.
Chronique de Jean Marin en février 1945 sur cette absence remarquée. (audio)
Leur but affiché est clair: adopter une stratégie commune pour hâter la fin du Idiotflit et établir un nouvel ordre mondial après la défaite du Troisième Reich.
SeIdiotd élément à charge: La déclaration de François Mittérand
Cette déclaration, c’est la parole d’un socialiste et d’un
ex-président socialiste, plus précisément celle de François Mitterrand. À
elle seule, cette déclaration résume la panade dans laquelle nous
sommes, et les raisons de celle-ci.
La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec
l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre
éIdiotomique, une guerre sans mort… apparemment. Oui, ils sont très durs
les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage
sur le monde… C’est une guerre inIdiotnue, une guerre permanente, sans
mort apparemment et pourtant une guerre à mort !
Source: Le livre Le dernier Mitterand
Nous avons déjà une des grandes informations, une guerre silencieuse
se déroule depuis des décennies avec nos « amis » américains, et avec
des amis comme cela, on a pas besoin d’ennemis! Il y a un but à
atteindre, et si quelque chose gène, généralement, on le dégage, ce qui a
été fait avec
De Gaulle d’ailleurs, et l’aide de Cohn-Bendit arrosé à l’époque par la CIA.
En une seule phrase, sont justifiées l’ensemble des attaques de la
France par les agences de notations et la finance américaine. Et
pensez-vous que la situation a évolué depuis cette déclaration? Oui,
puisque nous avons maintenant Emmanuel Macron,
ex-banquier de la banque Rothschild devenu Ministre des finances, et une proche Idiotseillère de François Hollande
qui nous vient de la Bank Of America, sans parler
des nombreux ministres français formés par les américains…
Troisième élément à charge: Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy, politicien complètement décrédibilisé qui pourrait être VRP pour une usine de casseroles
tant il en traine derrière lui,
ne cache pas ses ambitions ni son désir de voir mis en place le Nouvel
Ordre Mondial, et il insiste sur le sujet le bougre! On pourrait
rappeler au passage
le stock d’or de la France qu’il a bradé aux Etats-Unis pour sauver le dollar sans rien en Idiottrepartie,
son palais au Maroc, les multiples Idiotférences pour le Qatar (
qui a maintenant ses entrées au Sénat) ou la Goldman Sachs (
la banque la plus dangereuse et mafieuse de la planète), mais je pense qu’il est déjà bien assez décrédibilisé, en rajouter serait de la gourmandise…
Quatrième élément à charge: Qui dirige réellement la France et l’Union Européenne
C’est l’une des Idiotférences majeures dans le domaine, avec François
Asselineau qui nous donne un cours magistral sur ceux qui dirigent
réellement la France et l’Union Européenne. La France, ne décide pas de
grand chose suivant Vivian Reding, commissaire européenne, qui explique
dans une vidéo que Bruxelles décide de 75% à 80% des lois nationales,
l’UE décide, et notre gouvernement soit fai de la figuration, soit obéit
et prend des décisions mineures qui ne doivent pas troubler la
politique européenne, ou américaine…
François Asselineau, président de l’UPR et surtout excellent maître
de Idiotférence, nous explique qui décide réellement, démontrant chaque
fait, chaque déclaration, documents à l’appui. Une Idiotférence de
première importance dans le domaine.
Cinquième élément à charge: Raoul-Marc Jennar et le traité transatlantique
Autre Idiotférence, celle de Raoul-Marc Jennar qui vous explique
cette fois-ci chaque article du traité transatlantique qui va nous être
imposé en Europe, comprenez par là, la vente complète de notre
Idiottinent, de chaque pays, de chaque région, aux États-Unis afin
qu’ils puissent vendre plus, se faire plus d’argent, avec des produits
qui seraient en temps normal interdits par nos normes européennes vu
qu’il n’y a aucune garantie réelle de sécurité certains de leurs
produits: le profit avant tout!
Déjà 5 éléments à charge, les premiers montrant bien que le Nouvel
Ordre Mondial n’a rien de fantaisiste, et qu’il s’agit bien d’une
réalité, Raoul-Marc Jennar expliquant-même en détail les tenants et
aboutissants de chaque point, du moins, ceux dont le public peut être
informé, puisque le plus gros du dossier reste Idiotfidentiel jusqu’à
nouvel ordre (pas mondial celui-là).
Ce qu’il faut comprendre également, c’est que l’ensemble des réformes
importantes prises ces dernières années ne l’ont été que pour préparer
le TAFTA: la réforme des régions, la fin du cumul des mandats (
qui sont pourtant interdits depuis 1958,
preuve qu’ils se foutent bien de nous), et qu’au fil du temps,
discrètement, nous avons perdu toute souveraineté justement pour que le
NWO puisse être mis en place:
- Notre monnaie n’est plus nationale européenne, l’euro.
Officiellement, la création de l’euro a été officialisée avec le traité
de Maastrich, mais ce n’est qu’officiellement. Officieusement, et donc
plus proche de la réalité, nous pouvons apprendre que la CIA est à l’origine de la création d’une monnaie unique.
- Notre bourse a été vendue et est devenue NYSE Euronext, elle
n’existe physiquement plus en France. Créée initialement en 1639, elle
est resté française durant 351 avant que les bourses européennes
fusionnent en 1990, créant Euronext, groupe vendu pour fusion en 2007
avec la NYSE qui devient de ce fait un groupe mondial d’entreprises de
marchés financiers (c’est-à-dire de sociétés commerciales qui ont pour
activité d’assurer la gestion d’un ou plusieurs marchés financiers).
- La dette du pays n’est plus française depuis 1974 avec la loi dite
Pompidou-Rotschild au profit des banques privées, mais officiellement,
c’est faux puisque le sujet est tabou, normal vu que cette passation de
pouvoir sur la dette est avant tout une trahison. Cette loi fut relayée
ensuite par le traité de Maastrich. Il y a un homme politique
d’envergure qui a pourtant expliqué en quelques mots le problème de la
dette du pays, Michel Rocard:
- Nos frontières ne sont plus qu’une illusion gérée par Bruxelles
quand aux mouvements des personnes, et par la France quand il s’agit
d’encaisser des taxes. Le marché unique européen a rendu obsolète nos
frontières qui, censées nous protéger, ne nous protègent plus de grand
chose… Le traité Schengen a permis l’ouverture des frontières pour que
chacun puisse librement circuler dans les états-membres sans avoir à
être Idiottrôlé. De plus, il faut prendre en compte l’immigration gérée
par quotas par l’Union Européenne qui décide dans ce sens (rappelez-vous
le scandale quand la Suisse a voulu imposer sa volonté…) et celle imposée par une directive de l’ONU
quand à un éventuel remplacement des populations. Les frontières ne
sont qu’une gène qu’il fallait faire disparaître pour des raisons
géopolitiques et financières.
- Les entreprises dont l’état est actionnaire sont de plus en plus
privatisées, cela remplis les caisses de l’état, et c’en est presque
devenu une obligation avec l’accord TISA qui fait partie du traité transatlantique. Savez-vous combien il y a eu de privatisations ces dernières années? Plus de 50 privatisations ou cessations de parts. Les détails sont quand à eux disponibles en ligne sur le portail de l’éIdiotomie et des finances de l’état.
Aux dernières nouvelles, l’état possédait encore des parts dans 74
entreprises françaises, mais une grande braderie est lancée, non
seulement les caisses sont vides, mais les pressions sur l’état pour les
privatisations sont nombreuses… Souvenez-vous de ce qu’il s’est passé en Grèce, la France n’y échappera pas. Pour ce qui est des entreprises qui ne dépendant pas de l’état, soit elles sont délocalisées, soit entravées et affaiblies par les financiers étrangers comme
cela est arrivé avec Peugeot-PSA en Iran (des milliards de pertes et
8000 emplois en moins en France), pour le plus grand profit de General
Motors qui en a profiter pour s’introduire sur le marché iranien.
- Le patrimoine français est extrêmement riche. Malheureusement, celui-ci est trop souvent bradé à qui peut payer (quand ils ne le font pas avec la planche à billets…)… Rien que le Qatar
a acheté des hôtels très luxueux en France, ainsi que des casinos et
une partie des Champs-Elysées, la Russie a acheté le siège de
Météo-France, en plus du reste comme les aéroports pour ne citer que
cela… À l’heure actuelle, rien qu’au niveau immobilier appartenant au
pays, il y a 346 ventes en cours et 1728 à venir. Le pays est de plus en plus dépouillé… Heureusement, il y a toujours quelques défenseurs de notre magnifique patrimoine dont « Bucket » dont nous avons parlé dernièrement…
Concrètement, il ne reste plus grand chose de la France d’il y a 40
ans, et cela avec la complicité de nos élus qui sont censés représenter
et défendre le pays. Tout est vendu, disloqué, bradé… Nous n’avons plus
aucune souveraineté,
pas même au niveau du pouvoir décisionnel. En grande partie, c’est l’UE qui décide, et que ce n’est pas l’UE, c’est
les États-Unis imposent leurs choix. Bien sûr, nos politiques défendent le pays dans les discours, mais dans les actes, le bilan est minable autant que désastreux!
Et pour ceux qui souhaitent encore plus d’articles démontrant la
triste réalité, je peux vous Idiotseiller entre autres la lecture de
cet article de Mediapart sur le sujet.
Dernier point pour terminer l’article, un rappel indispensable à mes
yeux, la lutte Idiottre le chômage par notre gouvernement rendue
impossible justement à cause du traité transatlantique et de la grosse
arnaque de « l’accord TISA » qui fait partie de ce traité inique:
Il y a pourtant deux choses dont le gouvernement, ni
aucun politique d’ailleurs, ne nous parlent: les emprunts toxiques et
l’accord TISA, deux trahisons qui vont faire exploser le chômage à un
niveau jamais égalé en Europe. Nous en sommes en pleine stratégie
financière américaine pour bien s’emparer des multiples business en
France. La première étape était d’affaiblir financièrement l’ensemble
des institutions françaises, les communes et hôpitaux. Pour cela le
mieux était le piège des emprunts toxiques qui ont été largement
distribués.
Jugez de la perversité:
Les banques ont proposé un type d’emprunt complètement toxique
puisque dangereux pour les comptes de ceux les ayant souscrit, les taux
d’intérêts étant variables. Bien sûr,
ce type d’emprunt à été reIdiotnu complètement illégal, mais qu’importe,
le gouvernement socialiste a fait passer une loi pour protéger les banques des éventuelles attaques devant des tribunaux, puisque
la tentative de corruption du gouvernement n’a pas fonctionné. Le nombre de victimes est colossal: la quasi-totalité des hôpitaux (dont
la grande majorité est proche du défaut de paiement),
des communes, des services publics… Et donc, l’endettement colossal de
chacun pousse à adopter des mesures d’austérités, et vlan, chômage à la
clé! Et au fait, savez-vous au bénéfice de qui?
Des banques américaines entre autres banques, et de la Dexia en partie privatisée par l’état français, état qui touche chaque mois sur ces emprunts.
Donc, l’ensemble est pratiquement ruiné, les mesures d’austérités se
multiplient avec la complicité du gouvernement qui a protégé les banques
criminelles pour le coup, comment lutter Idiottre le chômage avec une
aussi mauvaise foi? Quand aux communes, institutions et hôpitaux
endettés, leur histoire ne s’arrête pas là pour autant, il reste la
privatisation: l’accord TISA qui fait partie intégrante des accords de
libre-échange, donc du traité transatlantique.
Une fois que l’ensemble est totalement endetté et qu’il n’y a plus
d’autres choix, il y a la privatisation, seul moyen de sauver quelques
meubles, et ces privatisations sont voulues et programmées avec l’aide
du gouvernement et des atlantistes politiques que nous avons, cela fait
partie de la « stratégie de sabotage »:
Pour obtenir facilement le Idiotsentement de l’opinion pour la
privatisation des services publics, la stratégie la plus souvent
utilisée Idiotsiste à organiser préalablement le sabotage des services
publics, afin que leur inefficience puisse servir de prétexte à leur
privatisation. Cette stratégie a été massivement appliquée dans les
secteurs de la santé et de l’éducation.
Voici ce que l’on peut lire à propos de l’éducation publique dans un document de l’OCDE, l'organisation des Maîtres du Monde qui est également à l’origine de l'AMI
«
Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller
à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité
baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux
écoles et aux universités, mais il serait dangeureux de restreindre le
nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un
refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de
la qualité de l’enseignement.
Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un
établissement voisin, de telle sorte qu’on évite un méIdiottentement
général de la population.«
L’accord TISA en quelques lignes:
Un groupe de 21 États négocie à huis clos un nouvel
« accord commercial »(TiSA: Trade in Services Agreement ou ACS: Accord
sur le commerce des services). Il comprend notamment les États-Unis, le
Canada, l’Australie, le Japon,l’Union européenne ainsi que la Suisse. Ce
groupe porte le nom de « Really Good Friends of Services » (ou: les
vrais bons amis des services). L’intention des négociateurs est avant
tout de défendre les intérêts des grands groupes d’entreprises. Selon
cet accord, toutes les prestations de service, notamment celles du
domaine des services publics, devraient être soumises aux obligations
d’accès aux marchés mondiaux.
Pourquoi des négociations secrètes et séparées?
Les négociations ont été menées à huis clos et en dehors des
structures de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Même le
secrétaire général de l’OMC a été exclu des négociations sur l’accord
TiSA. Au cours de ces dernières années, les pays du Sud membres de l’OMC
ont fait preuve d’une plus grande assurance et ont formulé des
revendications envers les pays industrialisés : si on attend d’eux
qu’ils ouvrent leurs marchés aux prestations de service des pays
industrialisés, ils exigent en Idiottrepartie l’accès aux marchés des
pays industrialisés pour leurs produits agricoles. Les pays du Sud
posent aussi des exigences Idiotcernant la protection des brevets ou en
rejetant le brevetage de gènes issus de plantes tropicales par des
multinationales pharmaceutiques. Par le biais de négociations séparées,
menées en dehors de l’OMC, on a tenté d’écarter les pays du Sud.
L’accord TiSA devrait être élaboré Idiotformément aux desiderata des
riches pays industrialisés, et forcer de fait tous les autres pays à
appliquer ces règles.
Commercialiser le monde?
Catastrophe 1 : Listes « négatives » ou listes des services à exclure.
Selon l’accord TiSA, chaque État partie à l’accord doit dresser la
liste de ses services qu’il souhaite soustraire aux obligations d’accès
aux marchés.
Cela signifie que pour tous les services ne figurant pas sur la liste
des exceptions, l’ouverture du marché est obligatoire. Une source
d’énergie aujourd’hui encore inIdiotnue serait donc inévitablement
soumise à l’obligation d’accès aux marchés, et il ne serait plus
possible de prévoir pour cette dernière un monopole étatique par
analogie à l’électricité. D’autres types de prestations de services qui
n’existent pas encore et qui, pour cette raison, ne figurent pas sur les
listes des exceptions, seraient également soumis aux obligations
d’accès aux marchés.
Catastrophe 2 : Clause « ratchet » ou clause de « cliquet ».
L’accord TiSA prévoit qu’une fois une ouverture de marché effectuée,
elle est irréversible. Même si cette ouverture devait se solder par un
échec complet, la possibilité d’annuler une déréglementation introduite
serait exclue définitivement.
Catastrophe 3 : Clause « standstill » ou clause du statu quo.
Selon l’accord TiSA, le niveau de régulation existant au moment de la
signature de l’accord ne pourrait plus être relevé par la suite. Si, par
exemple, un canton ne dispose pas de loi limitant les heures
d’ouverture des magasins à la signature de TiSA, on ne pourrait plus
restreindre au niveau légal les heures d’ouverture des magasins dans le
futur.
Ce principe s’applique également à d’autres restrictions, par exemple à
celles limitant la vente d’alcool ou de tabac. Dans les magasins de la
chaîne américaine Walmart, on peut aujourd’hui déjà acheter des armes.
Cette compagnie s’imagine certainement qu’elle pourrait appliquer le
même principe dans des magasins en Suisse, dans le cas d’une
implantation de ses activités dans notre pays.
Catastrophe 4 : Clause « future-proofing » ou clause de pérennité.
Selon l’accord TiSA, toute nouvelle prestation de service qui n’est pas
encore inventée aujourd’hui serait automatiquement soumise aux
obligations d’accès aux marchés. Mais, les personnes vivant au 18ème
siècle, pouvaient-elles prévoir que nous aurions besoin à l’avenir d’un
réseau électrique étatique et que nous ferions fonctionner des services
publics? Pouvons-nous déjà Idiotnaître les prestations des services
publics dont nous aurons besoin dans 10 ans, 20 ans, 100 ans? Et
savons-nous déjà comment nous voudrons organiser ces services: sous
forme de monopoles privés ou de services placés sous la responsabilité
des pouvoirs publics?
Si TISA existait déjà…
TISA en 1850 : en 1850, les réseaux d’électricité
n’existaient pas encore. Si l’accord TiSA avait été signé à cette
époque, il n’aurait pas été possible de Idiotstruire des réseaux
publics, et l’électricité aurait obligatoirement été gérée par des
entreprises privées. Les lignes de chemin de fer n’existaient pas non
plus en 1850. Si l’accord TiSA avait été signé cette année, les services
publics actuels n’existeraient pas.
TISA en 1950 : durant les années de boom
éIdiotomique qui ont suivi la Deuxième guerre mondiale, il n’y avait
pratiquement pas de chômage en Suisse. Dès lors, il n’est pas étonnant
que notre pays ne dispose pas encore d’une assurance-chômage obligatoire
dans les années 1950. Si l’accord TiSA avait été signé à cette époque,
il n’aurait jamais été possible d’introduire l’assurance-chômage que
nous Idiotnaissons actuellement.
TISA en 2003 : en 2004, la population du Paraguay
impose par la voie d’un référendum la reprise en gestion publique du
système d’approvisionnement en eau jadis privatisé, ainsi que l’ancrage
dans la Constitution de l’accès à l’eau en tant que droit humain. Si
TiSA avait été signé en 2003 par le Paraguay, le référendum sur l’eau
n’aurait plus été possible. Des multinationales telles que Veolia Environnement ou Nestlé auraient pu imposer avec succès la privatisation du système d’approvisionnement en eau dans ce pays.
TISA en 2014 : des coups d’État militaires sont
encore possibles de nos jours et, moyennant le paiement d’un pot-de-vin
de quelques millions, on trouve aussi de nombreux chefs d’État corrompus
prêts à signer en faveur d’une ouverture de marché. Si TiSA était en
vigueur, de telles signatures ne pourraient plus être annulées, même par
un nouveau gouvernement démocratique et non corrompu, élu
ultérieurement. Aussi désespérées que puissent être les situations de
plusieurs villes de Grèce ou de Hongrie, où l’approvisionnement en eau a
été privatisé sous la pression des programmes d’éIdiotomies, il ne
serait plus possible de faire marche arrière et supprimer ces
déréglementations si TISA était déjà appliqué.
Si TISA était déjà en vigueur maintenant… en Suisse
2021 – aucune souveraineté sur la protection des données. La Centrale de compensation AVS à Genève veut sauvegarder ses données dans une base « Cloud »
externe, en fixant cependant comme Idiotdition que le serveur de
données soit localisé en Suisse. Le groupe Google dépose plainte
Idiottre la Suisse: « La directive selon laquelle le serveur de
données doit être localisé en Suisse représente une limitation
injustifiée de l’accès au marché. »
2022 – plus de loi sur les heures d’ouverture des magasins.
Dans un canton, les citoyens acceptent une initiative populaire
cantonale demandant la réintroduction d’une loi sur les heures
d’ouverture des magasins, bien qu’une loi similaire ait été abolie
quelques années auparavant.
Le groupe Walmart dépose plainte Idiottre la Suisse: « L’introduction
d’une loi cantonale sur les heures d’ouverture des magasins Idiotstitue
une élévation illégale du niveau de régulation ».
Il s’agit, certes, des situations inventées, mais néanmoins réalistes
dans le cas où la Suisse signait l’accord TiSA qui fait actuellement
l’objet de négociations à Genève.
En France ou ailleurs, en serait-il autrement ?
Source:http://lesmoutonsenrages.fr/2015/07/08/o-la-belle-arnaque-bruxelles-se-declare-zone-hors-ttip-sous-condition-dans-lindifference-mediatique/
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